En France, de plus en plus d'avortement "de confort"

Publié le par Avortementivg

D'après le Figaro, certains gynécologues-obstétriciens se détourneraient de la pratique de l'IVG à cause des dérives constatées ces dernières annnées.


La pénurie annoncée de praticiens de l'avortement ne serait pas uniquement liée à un problème de restructuration hospitalière ou de renouvellement de génération, mais au désinvestissement de professionnels qui se posent de plus en plus de questions face à la  «consommation» de l'IVG. C'est en tout cas ce qu'observe le Dr Grégoire Moutel, responsable du laboratoire d'éthique médicale de l'université Paris-Descartes. «Beaucoup de professionnels, qui ne sont pas du tout des militants pro-vie, changent aujourd'hui de regard après avoir trop vu de glissements sur la pratique, explique-t-il. À l'origine, les indications d'un avortement impliquaient une détresse matérielle ou psychologique de la femme, elles sont aujourd'hui plus de l'ordre du confort, ce qui n'est pas dans l'esprit de la loi.»


Ce médecin en veut pour preuve le nombre de «récidives» : alors qu'une femme sur dix avait subi deux ou trois avortements il y a dix ans, elles sont aujourd'hui deux sur dix, révèle une de ses études. De même, du fait du rallongement du délai de 10 à 12 semaines, certaines femmes, lors de l'échographie du premier trimestre, feraient «passer des petits doutes d'anomalies sur des IVG», évitant ainsi l'IMG (interruption médicale de grossesse) soumise, elle, à l'avis médical rigoureux d'une collégialité d'experts.


Autre glissement : aux côtés de couples qui «se retrouvent légitimement à devoir faire une sélection sur cinq ou six embryons» après une assistance médicale à la procréation, «d'autres le font pour une simple gémellité !» observe-t-il. Autant de raisons, selon lui, qui font lever le pied à ses confrères sur la pratique. «Ils finissent par se dire qu'ils n'ont pas choisi la gynéco-obstétrique pour faire ça.» Selon lui, la révision des lois bioéthiques doit précisément être l'occasion, non pas de remettre l'IVG en cause, mais de repenser son accès et la façon dont ses indications sont posées.


Source : LeFigaro


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