Le gouvernement français veut encourager l'IVG

Publié le par Avortementivg

L'accès à l'IVG serait aujourd'hui menacé. C'est ce que soutient Bérengère Poletti (photo ci-contre), députée UMP des Ardennes, qui vient de déposer un ensemble d'amendements au projet de loi de Roselyne Bachelot portant réforme de l'hôpital pour tenter de «remédier à ce problème».

Les restructurations hospitalières, qui se traduisent par la fermeture de cliniques qui effectuaient des avortements, l'effectif décroissant des gynécologues qui réalisent l'avortement et le désengagement des établissements de santé privés au sujet de cette pratique expliqueraient le phénomène. «La génération des médecins qui a mis en œuvre la loi Veil et qui est à l'origine de la création des centres autonomes d'IVG a aujourd'hui 53 ans en moyenne et va massivement partir à la retraite, explique Bérengère Poletti. Or leur relève n'est pas assurée car la pratique de cet acte est considérée trop souvent comme peu attractive.» Peu rentable aussi, remarque encore la députée qui voit là la cause du désengagement progressif du secteur privé.

Malgré la consommation de contraception la plus importante d'Europe, la France compte plus de 200 000 avortements par an, soit le double de l'Allemagne. Et il augmente ces dernières années chez les adolescentes. «Les pouvoirs publics sont conscients et soucieux de ce taux, donc l'objectif n'est pas d'augmenter le nombre de prescripteurs mais de s'interroger sur l'échec des politiques de prévention de l'IVG», défend Tugdual Derville, délégué général de l'Alliance pour les droits de la vie.

Prévoyant notamment que le deuxième cycle des études médicales comprenne un enseignement portant spécifiquement sur la contraception et l'interruption volontaire de grossesse, mais aussi que les moyens d'accès à l'IVG soient fixés «de façon obligatoire et coordonnée par le schéma régional d'organisation des soins», les amendements de Bérengère Poletti seront étudiés en séance publique la semaine prochaine. Une proposition qui pourrait aller à l'encontre du droit d'objection de conscience. La loi prévoit en effet que nul n'est tenu de participer à l'IVG si cela est contraire à ses valeurs, que ce soit pour le personnel médical permanent, ou pour les étudiant(e)s en médecine. Des étudiant(e)s ont en effet déjà protesté contre l'obligation de pratiquer des IVG. Une étudiante ayant refusé d'en pratiquer durant un stage aurait raté son année, d'après une source Avortementivg.com, officiellement en raison de "son manque d'esprit d'équipe".

Parmi eux, face au lever de bouclier des associations, la députée a dû retirer celui qui visait à autoriser aux sages-femmes la prescription de la pilule abortive. «La profession de sage-femme ne doit pas être dénaturée en ajoutant à sa mission cette pratique contraire à sa vocation», souligne un militant associatif pro vie. Du côté du ministère de la Santé comme à l'UMP, le sujet ne semble pas, pour l'heure, soulever de débat. D'un côté «on ne veut pas se prononcer avant le Parlement» et de l'autre on assure que «cela ne hante pas les couloirs».

Source : LeFigaro.fr

A lire aussi :

Le parti de Chrisine Boutin répond au rapport Poletti


Rapport de bérangère Poletti à l'assemblée nationale française sur l'IVG


Les sages-femmes pétitionnent contre la pratique imposée de l'IVG


Amendement retiré : les sages-femmes ne prescriront pas l'avortement

Publié dans Actualité France

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article