Ile Maurice : les acteurs appellent à un referendum sur l'avortement

Publié le par Avortementivg

Paul Atchia-Cassam Uteem-Jean Yip Tong«Nous n’avons besoin d’aucun débat supplémentaire. Ce qu’il nous faut, c’est d’organiser un référendum national», lance, à cet effet, Paul Atchia (au centre), enseignante et défenseuse du mouvement du Droit à la Vie. Elle n’est pas la seule à penser en ces termes. Face à un risque d’enlisement du débat, de nombreux protagonistes, et non des moindres, abondent dans le même sens.

C’est ainsi que l’ancien président de la République, Cassam Uteem (à gauche), relève la responsabilité politique des partis dans ce débat. «Je trouve qu’un parti politique qui voudrait faire légaliser l’avortement devrait demander au peuple mauricien son accord. Je suis pour un référendum», explique-t-il.

Les partis politiques sont également interpellés par Jean Yip Tong (à droite), légiste engagé dans le volontariat. Selon lui, c’est un sujet trop vital pour être traité à la légère et de manière expéditive par les parlementaires. «D’ailleurs, aucun parti n’est mandaté pour légaliser l’avortement. Que ces partis pour la légalisation le mettent sur leur programme électoral. Encore mieux, qu’on demande au peuple mauricien, à travers un référendum, s’il veut faire de l’avortement un moyen contraceptif supplémentaire», affirme-t-il.

Le journal Impact News s’est entretenu avec le Dr François San Lam Ip sur la décriminalisation de l’avortement. Pour lui, qui dit décriminalisation dit considérer la femme comme un objet de plaisir. Selon lui, la décriminalisation de l’avortement est synonyme de trahison envers les femmes.

Faut-il décriminaliser l’avortement ?


Non, je ne crois pas qu’il faut décriminaliser l’avortement. Tous ceux qui sont en faveur de la décriminalisation croient pouvoir libérer la femme, mais ils sont dans l’erreur. En voulant décriminaliser l’avortement, ils sont en train de tendre un piège aux femmes. Après le décès d’une journaliste à la suite d’un avortement, tout le monde s’est laissé emporter par l’émotion. C’est triste le décès d’une personne, mais il faut dépassionner les débats sur l’avortement. Comment la décriminalisation de l’avortement peut devenir un piège pour la femme ?

Une femme tombe enceinte à la suite d’une relation extramaritale, l’homme pourra lui dire de ne pas s’en inquiéter et d’aller se faire avorter. Ainsi, il ne va pas se soucier de la vie de la femme. Est-ce que la décriminalisation de l’avortement aidera à libérer la femme ? Non et je suis catégorique. La femme ne se présentera comme un objet de plaisir pour l’homme. Elle va se sentir trahie. Ce sera le contraire de la libération. La femme sera sous la domination de l’homme.

Qu’en est-il de ces médecins qui pratiquent l’avortement ?


Pour moi, ce sont ces serruriers qui, au lieu de vous dépanner, viennent vous cambrioler. Au lieu de donner la vie, ils sont en train de tuer au nom d’Hippocrate. Ils semblent avoir oublié – ou ils sont aveugle par l’argent – qu’un embryon dans le ventre d’une femme est la chose la plus merveilleuse qu’il y a au monde. Génétiquement, l’embryon détient 50% des gènes de sa mère et 50% de son père. C’est ce qu’on appelle la tolérance de la nature. Après la naissance, essayez de greffer des tissus du bébé à la maman, il y aura rejet. Si elle tombe enceinte à la suite d’un viol , quel serait votre sentiment ?

Est-ce que l’acte d’avortement sur cet enfant – qui est un être innocent – va guérir ou soulager physiquement ou mentalement la femme ? Non. Il faut faciliter l’adoption des enfants nés d’un viol ou d’inceste et même les grossesses non désirées. Il y a de plus en plus de couples stériles qui rêvent de pouvoir élever un enfant, tenir un bébé dans leurs bras et l’aimer…

Sources : Lexpress, ImpactNews

 

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Publié dans Actualité Monde

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