La lettre aux députés du Comité Interculturel pour le Respect de la Vie

Publié le par Avortementivg

M. le Député / Mme la Députée

Plaidoyer pour la Vie

Dans le débat autour de la légalisation ou non de l’avortement, c’est vous qui avez le dernier mot en votre capacité de législateur représentant du peuple mauricien, c’est pourquoi nous vous adressons, à vous membres de l’Assemblée, ce plaidoyer pour la Vie.

Depuis un certain nombre d’années des activistes mènent campagne pour la légalisation de l’avortement. Ils n’ont pas réussi et ne sont pas près de réussir car pour la grande majorité de Mauriciens, toutes cultures et religions confondues, la vie est sacrée. Nous ne sommes pas prêts à tuer pour des motifs purement égoïstes et pour des raisons de facilités personnelles. En effet, les Mauriciens ne sont pas prêts à adopter l’avortement comme un moyen de contraception parmi les autres! Car c’est de cela qu’il s’agit. Mme Seebun, la Ministre des Droits de la Femme, de la Famille et de la Protection de l’Enfant a dit publiquement que l’avortement n’est pas la solution pour contrôler les naissances. Nous sommes persuadés qu’elle exprime le sentiment de ses collègues et du gouvernement.

Cette campagne malvenue reprend de plus belle ces jours-ci avec beaucoup de tapage médiatique. C’est le pourquoi de cette lettre qui vise à mettre les données en perspective et à rétablir la réalité des faits concernant les prétextes avancés pour justifier la demande de la légalisation de l’avortement :

On prétend qu’il ne faut pas rajouter à la détresse des victimes de viol et d’inceste en les traînant devant le tribunal. Sur le chiffre avancé de 20,000 avortements annuels, combien concernent les victimes de viol et d’inceste ? Une poignée ? Mettons 5 ou 10 ou même 20. Doit-on être complice de 19,980 assassinats à cause de ces 20 ? Combien de victimes de viol ou d’inceste ont été poursuivies pour avortement illégal ? Zéro, pour la bonne et simple raison que le Directeur de Poursuites Publiques (DPP) et le Ministère Publique font usage de leur discrétion et bon sens dans ces cas extrêmement rares.

Pour appuyer la demande de légalisation, on avance aussi qu’il existe des situations médicales où un avortement est nécessaire pour sauver la vie de la mère. Dans ce cas, la même question se pose : combien de cas ? Et la même réponse s’applique : un nombre infime.

LA LOI DOIT ETRE MAINTENUE

Nous voyons donc que sous la loi existante, vieille comme elle est, ceux et celles qui sont pris dans les cas de réelle détresse ou d’urgence médicale n’ont pas à craindre d’être mis en prison. Par contre cette loi doit être maintenue pour permettre des poursuites méritées contre les mercenaires criminels qui assassinent pour de l’argent et contre les irresponsables qui tuent pour leur convenance égoïste.

Par ailleurs si on s’aventurait à amender tant soit peu la loi pour motif d’exonérer les cas exceptionnels précités, (comme réclamé par les pro avortements) combien de viols, d’incestes et de maladies mortelles ne va-t-on « inventer » pour se faufiler à travers les mailles de notre future loi qu’on aura rendu « passoire » sans la moindre nécessité comme expliqué plus haut.

De ce qui précède, il y a une seule conclusion inéluctable :

LEGALISATION DE L’AVORTEMENT = AVORTEMENT CONTRACEPTIF

Un moyen de contrôle de naissance additionnel, c’est ce que recherche, sans avoir le courage de le dire, ceux qui prônent la légalisation et la banalisation de l’avortement. Le peuple mauricien, intelligent, religieux et empreint de valeurs morales et spirituelles, n’est pas disposé à l’accepter. Il a d’autres moyens de contraception à sa disposition. Ce peuple éclairé ne saura approuver et pardonnera difficilement un parti politique qui lui imposerait l’avortement contraceptif légal contre son gré sans que cela ait était plébiscité au préalable dans le programme électoral du parti.

En dernier lieu, dans la mesure où nos dirigeants s’attèlent à trouver des moyens à venir en aide aux travailleurs et aux entreprises victimes de la crise économique mondiale, nous osons espérer qu’il serait envisageable que les pouvoirs publics (avec l’apport du secteur privé) puissent mettre en place un plan de soutien, un stimulus package, pour venir en aide à toutes les femmes souffrant de grossesses non voulues et à leurs enfants à naître.

Publié dans Actualité Monde

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