IMG : cas de conscience chez les médecins

Publié le par Avortementivg

L'Hôpital Robert Debré à Paris évoque les cas de consciences auxquels sont confrontés les médecins quand ils doivent  déterminer si les foetus dont on leur a soumis l'examen, présentent une affection d'une "particulière gravité" justifiant un avortement. Dans le cadre de sa case documentaire "Infrarouge", France 2 a abordé la question dans un documentaire réalisé par Karim Miské "Un choix pour la vie". Ce dernier évoque "une loi dont les termes ouvrent sur un questionnement philosophique abyssal" : "doit-on faire naître un enfant qui a 10% de risques de présenter un retard mental?" Comment décider de la gravité d'un handicap? Où sont les limites? La relation médecin-patient s'avère cruciale et devrait être permanente.

Karim Miské souligne la difficulté à répondre à la fois à la demande de "ceux qui veulent accueillir un bébé qui a toutes les chances de présenter un sérieux retard mental" et ceux à qui il faut expliquer "qu'un bec-de-lièvre ne peut justifier un avortement". Ce dernier a déclaré aux journalistes de TeleObs : "Les médecins sou hait aient qu'il n'y ait pas de nomenclature fixant les pathologies pou r lesquelles l'IMG se - rait autorisée, afin de garder leur capacité d'appréciation au cas par cas . L a loi parle de «forte probabilité» : en cas de suspicion de problème neurologique, il est question de pourcentages de risque de handicap. A l'hôpital Robert-Debré, ils estiment que 20% de risque, c'est une forte probabilité. Mais ce seuil au-dessus duquel l'IMG est proposée peut varier d'un hôpital à un autre... La loi invoque aussi u ne «particulière gravité» : un bec-de- lièvre ou un pied bot , ce n'est évidemment pas suffisamment grave; un membre manquant, non plus; deux, on réfléchit. Tout est question d'appréciation, dans un dialogue avec les parents."

Les parents sont confrontés "au dilemme le plus douloureux de leur existence" et font difficilement face au "poids du choix qui leur incombe" sans une limite posée par le médecin.

En France, il est possible d'avorter jusqu'au neuvième mois de grossesse si une maladie d'une particulière gravité est détectée. Ce délai permet certes d'approfondir les examens et parfois même d'éviter d'avorter un enfant sain, mais "c'est plus dur pour tout le monde d'interrompre une grossesse avancée". Par ailleurs, le foetus n'étant pas une personne pour le droit français, "on procède à une injection de Penthotal dans le coeur du foetus, puis au déclenchement de l'accouchement. Sinon, il s'agirait d'un infanticide."

Source : Le Figaro, TeleObs via la revue de presse Gènéthique

Publié dans Actualité France

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