Etudes scientifiques

Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 20:07
Une étude publiée par des chercheurs suédois dans le Journal of the American Medical Association fait état d'un accroissement considérable du taux de survie des bébés prématurés nés entre la 22e et 27e semaine de grossesse dû aux progrès de la néonatalogie. Ce qui pose le problème des avortements tardifs, légaux par exemple en Angleterre jusqu'à 24 semaines. Pour un bébé de 23 semaines, on peut donc avoir le choix entre le laisser vivre ou l'avorter...

Alors que les études antérieures avaient rapporté un taux de survie, à un an, de 1% pour les enfants nés à 22 semaines, de 6 % à 26 % pour ceux nés à 23 semaines, et de 29 % à 55 % pour ceux nés à 24 semaines, cette dernière étude menée entre 2004 et 2007 fait état de chiffres qui ont plus que doublé: 9,8 % pour les enfants nés à 22 semaines, 53 % à 23 semaines, et 67 % à 24 semaines. A noter que le taux pour les bébés nés à 25 semaines est de 82 %, et de 85 % à 26 semaines.

Pour les 700 bébés ayant survécu jusqu'à un an, 45 % n'avait pas de séquelles importantes, ce taux allant de 20% pour les enfants nés à 22 semaines à 63 % pour les bébés nés à 26 semaines. Ces chiffres encourageants concernant les séquelles sont pourtant dus en grande partie aux décès périnataux, 40% d'entre eux étant causés par des arrêts de traitement liés aux faibles chances de l'enfant de grandir en bonne santé.

Source : Journal of the Medical Association, via la revue de presse Gènéthique
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Jeudi 16 avril 2009 4 16 /04 /Avr /2009 18:10
Depuis 5 ans, au Viêt-nam, la proportion de garçons à la naissance ne cesse de croître du fait d’avortements sélectifs. C’est ce que viennent de prouver un chercheur de l’IRD (l'institut de recherche pour le développement) et ses partenaires. Ils ont analysé les données des enquêtes démographiques annuelles réalisée auprès de 450 000 Vietnamiennes depuis 2000, ainsi que celles de deux études en 2007 et 2008 portant sur 1,1 million de naissances. Ils ont montré qu’au Viêt-nam, depuis 2004, le sex ratio à la naissance augmente graduellement. En 2005, on comptait 108 naissances de garçons pour 100 naissances de filles. Ce chiffre a atteint 112 en 2006, niveau significativement plus élevé que la norme biologique de 105. Cela traduit une manipulation active de la répartition des genres à la naissance, c’est-à-dire des avortements sélectifs en défaveur des filles.

Depuis les années 1980, de nombreux pays asiatiques et, plus récemment, la Géorgie, l’Arménie ou encore l’Azerbaïdjan, affichent un sex ratio à la naissance en augmentation. Ce phénomène n’avait jusque là pas été établi pour le Viêt-nam, où il n’est apparu que récemment. La préférence pour les fils traduit une discrimination active contre les filles. En outre, elle entraîne un déséquilibre des genres dans la population vietnamienne. Le déficit futur de femmes pourrait donc avoir de graves conséquences sociales dans les années à venir.

Christophe Z. Guilmoto, directeur de recherche à l’IRD (UMR CEPED - IRD, INED, Université Paris Descartes) et deux chercheurs vietnamiens ont voulu retracer l’évolution du sex ratio à la naissance au Viêt-nam au cours des 5 dernières années et étudier les possibles effets d’une sélection prénatale du sexe de l’enfant sur la masculinisation de la population.

Leur analyse a révélé une zone de forte masculinité dans le delta du Fleuve Rouge, entre les villes d’Hanoi et de Hai Phong, noyau historique du pays. Il s’agit d’une région agricole densément peuplée et profondément marquée par les récentes transformations économiques au Viêt-nam.

Source : Article de l'IRD en pdf (visualisez-le en cliquant sur ce lien).

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Dimanche 30 novembre 2008 7 30 /11 /Nov /2008 18:41

Les femmes ayant été confrontées à un avortement ont un risque de développer des troubles d’ordre mental tels que la dépression ou l’anxiété, selon une nouvelle étude Néo-Zélandaise.


Les chercheurs (le Pr. David Fergusson, John Horwood et le Dr Joseph Boden), écrivant dans le « British Journal of Psychiatry », une revue scientifique anglo-saxonne de haut niveau disent être « à mi-chemin » des position des pro-vie et des pro-choix.


Ces chercheurs de l’Université de Otago ont étudié les désordres mentaux de plus de 500 femmes entre 15 et 30 ans. L’étude a montré que les femmes ayant subi un ou des avortement(s) présentaient un taux de désordres mentaux 30% plus élevé, en particulier associé à de l’anxiété ou la consommation de drogues. Au contraire aucun autre type de grossesse (même les grossesse avec fausses couches) n’a présenté de lien avec des troubles d’ordre mental.


Ces chercheurs ont estimé que l’avortement est responsable de 1,5% à 5,5% de l’ensemble des maladies mentale du groupe de femmes.


Les trois chercheurs ont écrit être conscient que leur étude aie « des implication importantes dans le débat en cours entre les pro-vie et les pro-choix sur la question des effets de l’avortement sur la santé mentale ».

Reference: "Abortion and mental health disorders: evidence from a 30-year longitudinal study" Fergusson D, Horwood LJ and Boden JM (2008) British Journal of Psychiatry, 193: 444-451


Sources : MedicalNewsToday

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Mercredi 3 septembre 2008 3 03 /09 /Sep /2008 17:10
En 1997 sort une étude finlandaise qui montre une corrélation entre taux de suicide et avortement.
Alors que le suicide moyen annuel des femmes en Finlande est de 11,3 pour 100 000, celui des femmes ayant avorté est de 34,7, soit trois fois supérieur. Il est de 18,1 en cas de fausse couche, et de 5,9 lorsqu'il y a naissance.
Cette étude a été réalisée dans l'année suivant l'avortement. Il y est aussi mentionné que les chiffres sont pires encore pour les adolescentes.
Pour cette même étude, 60% des femmes qui expérimentent des séquelles post-avortement ont des pensées suicidaires. 28% font des tentatives et 14% font une deuxième tentative. Des chiffres confirmé par l'institut américain Elliot Institute. Or plus de la moitié des femmes expérimentent des séquelles post-avortement plus ou moins graves.
Une étude qui n'a pas eu l'écho attendu : "Il y a cinq ans, lorsque les finlandais ont publié la seule étude impeccable du taux de mortalité basée sur les enregistrement des caisses d'assurance maladie, les résultats ont été complètement igoré par les partisans de l'avortement. Si ces résultats avaient été à l'opposé, ceux-ci l'auraient crié sur les toits. Mais comme le lobby du contrôle de la population est soucieux de voir légaliser l'avortement dans les pays en voie de développement, ils ont grand intérêt à propager le mythe que l'avortement est plus sûr que la maternité, aussi les résultats ont été ignorés." s'exclame ainsi un auteur d'une étude similaire.

L'étude californienne sur 173 000 femmes confirme cette tendance, avec un taux de mortalité dans les deux ans suivant l'avortement fait plus que doubler (24,9 pour 100.000 contre 62,8 pour celles qui avaient eu un avortement). La mortalité est aussi plus forte dans un horizon de 8 ans.
Les raisons invoquées sont les suicides, l'augmentation des comportements à risques type alcool ou drogues, qui peuvent faire suite à des dépressions.

Enfin, une étude suédoise révèle que le taux de mortalité associé à l'avortement est de 40 décès pour 100 000 avortements, soit un taux deux fois supérieur à celui de l'accouchement. Cette étude ne comprend pas seulement le taux de suicide, mais prend en compte toutes les causes de mortalité.

Sources :

“Suicides after Pregnancy in Finland, 1987-94: Register Linkage Study.” By Mika Gissler, Elina Hemminki, & Jouko Lonnqvist. British Medical Journal, December 7, 1996.

 "Information on suicides in women of reproductive age was linked with the Finnish birth, abortion, and hospital discharge registers to find out how many women who committed suicide had had a completed pregnancy during her last year of life. … There were 73 suicides associated with pregnancy, representing 5.4% of all suicides in women in this age group. The mean annual suicide rate was 11.3 per 100 000. The suicide rate associated with birth was significantly lower (5.9) and the rates associated with miscarriage (18.1) and induced abortion (34.7) were significantly higher than in the population."


“Deaths Associated With Pregnancy Outcome: A Record Linkage Study of Low Income Women.” By David C. Reardon and others. Southern Medical Journal, August 2002, Pages 834-841. Lire (pdf en anglais).

Le traumatisme post-avortement
, par le Docteur Florence Allard et Jean-Régis Fropo.
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Jeudi 12 juin 2008 4 12 /06 /Juin /2008 11:42
Deux chercheurs ont récemment critiqué dans une nouvelle étude la relation prouvée dans d’autres enquêtes entre avortement et cancer du sein. Ils ont ainsi déclaré qu’il n’y avait pas de relation et que l’étude précédente avait été biaisée. Dans leur recherche sur des femmes californiennes, ils ne trouvent ainsi aucun lien.

Avortement et cancer du sein Cependant, le docteur Joel Brind, président de l’Institut pour la prévention du cancer du sein a  regardé cette étude et a déclaré que près d’une femme atteinte du cancer du sein sur cinq n’a pas été comptée. Il a ajouté que les deux chercheurs ont utilisé le mauvais groupe de comparaison afin de prouver une absence d’effet protecteur des grossesses menées à terme, comparant les femmes sans enfants ayant avorté et les femme n’ayant jamais été enceintes.


« Cette étude frauduleuse prouve encore une fois la volonté de scientifiques éminents de déformer le lien établi de longue date entre avortement et cancer du sein. », a-t-il terminé.

Une autre étude de la chercheuse Leslie Bernstein avait déjà tenté le même procédé. Elle avait été mise à mal par ses déclarations en 2003 : « Je ne veux pas que la relation entre avortement provoqué et risque de cancer du sein entre dans le débat sur les avortements provoqués, sa légalité et son accessibilité ».

Sources : Lifenews, abortionbreastcancer
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Mercredi 30 avril 2008 3 30 /04 /Avr /2008 01:57
Les études sur le cancer du sein

Le lien entre cancer du sein et avortement n'est pas nouveau : dès 1957, pour Segi, le risque de cancer du sein est doublé  pour les femmes ayant subies un avortement provoqué.

Avortement et cancer du sein Une étude effectué à Los Angeles a montré en 1981 que la fréquence du cancer du sein était 2,4 fois plus élevé pour les femmes de moins de 33 ans qui avaient eu un avortement avant de donner naissance à un enfant. Une autre étude sur 1451 femme new yorkaise et originaires de Long Island, qui avaient développé à 40 ans un cancer du sein a montré que l'augmentation des risques de développer un cancer du sein était de 90% en regard des femmes qui avaient mené leur grossesse à terme.

L'étude suivante est une étude russe. Elle a montré que les femmes qui avaient eu un ou deux avortements doublaient leur risque d'avoir un cancer du sein. D'autres études en provenance des Etats Unis, du Canada, du Japon, de Chine et du Danemark on montré elles aussi un risque de cancer du sein accru pour les femmes ayant vécu un ou plusieurs avortement, particulièrement s'il s'agit d'une première grossesse.

Le Times du 7 novembre 1994 reprend l'étude sur 1800 femmes du docteur Janet Daling, épidémiologiste à Seattle (USA) :
" En moyenne, cette étude a révélé que les femmes ayant eu recours à l'avortement ont 50% de risques supplémentaires de développer un cancer du sein. En moyenne seulement car ce pourcentage varie selon l'âge auquel la femme a avorté, le nombre d'avortement, et d'autres facteurs comme les antécédents familiaux. [...] Le risque maximal attent les femmes de moins de 18 ans qui ont avorté leur première grossesse : elles ont un risque accru de 800% de développer un cancer du sein avant l'âge de quarante-cinq ans, si l'avortement a lieu après la huitième semaine."

Les études n'ont pas cessé ensuite : en 1996, dans une étude considérée comme une des plus sérieuses sur le sujet, Brind a découvert que les femmes qui ont eu leur avortement avant leur première grossesse menée à terme on une augmentation de 50% du risque de cancer du sein. Si l'avortement a lieu après une première grossesse menée à terme, le chiffre tombe à 30%. D'autres études se sont succédées ensuite, début 1997 par Melbye, ou en 2004 par Valérie Beral.

Les contres-études

Mammographie Des contres-études ont été menées, mais elles sont malheureusement souvent idéologiques. Des chercheurs comme Brind ont ainsi mis en cause leur méthodologie. Ainsi, deux chercheurs ont récemment critiqué dans une nouvelle étude la relation prouvée dans d’autres enquêtes entre avortement et cancer du sein. Ils ont ainsi déclaré qu’il n’y avait pas de relation et que l’étude précédente avait été biaisée. Dans leur recherche sur des femmes californiennes, ils ne trouvent ainsi aucun lien.

Cependant, le docteur Joel Brind, président de l’Institut pour la prévention du cancer du sein a  regardé cette étude et a déclaré que près d’une femme atteinte du cancer du sein sur cinq n’a pas été comptée. Il a ajouté que les deux chercheurs ont utilisé le mauvais groupe de comparaison afin de prouver une absence d’effet protecteur des grossesses menées à terme, comparant les femmes sans enfants ayant avorté et les femme n’ayant jamais été enceintes.


« Cette étude frauduleuse prouve encore une fois la volonté de scientifiques éminents de déformer le lien établi de longue date entre avortement et cancer du sein. », a-t-il déclaré.

Une autre étude de la chercheuse Leslie Bernstein avait déjà tenté le même procédé. Elle avait été mise à mal par ses déclarations en 2003 : « Je ne veux pas que la relation entre avortement provoqué et risque de cancer du sein entre dans le débat sur les avortements provoqués, sa légalité et son accessibilité ».

L'explication

En fait, lors d'une première grossesse, dès le début, les cellules des seins prolifèrent massivement sous l'influence des hormones (oestrogène et progestérone sont en augmentation de 2000% entre la conception et la douzième semaine). Ce mécanisme est appelé le "souffle hormonale". Au fur et à mesure, le niveau des hormones continue d'augmenter et les cellules se différencies peu à peu, certaines capables de produire du lait maternel. Après l'arrêt de la lactation, les tissus sécréteur s'atrophient
Mais s'il y a interruption brutale du processus, le processus de différenciation ne peut pas être mené jusqu'à son terme. Et ces cellules indifférenciées ainsi créées inutilement sont particulièrement sensibles aux substances cancérigènes, et peuvent ainsi elles-même se transformer en cellules cancéreuses.
En cas de fausse couche, la situation est un peu différente, car ces dernières, qui surviennent surtout au cours du premier trimestre sont justement dues à un niveau hormonal anormalement bas (oestrogène).

En savoir davantage : Abortionbreastcancer.com (anglais)
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