Avortement IVG : les risques

Il ne faudrait pas penser que l'IVG est une opération indolore. Même si, du moins en France, il est quasi-interdit d'en parler, l'avortement comporte de très nombreux risques physiologique et psychologiques.

Les chiffres qui sont donnés ci-dessous proviennent de nombreuses études scientifiques Américaines, Canadiennes, Anglaises, Finlandaises etc..

Approximativement 10% des femmes qui ont fait une IVG souffriront de complications physiques immédiates diverses. Les IVG sont associées à un abaissement du niveau général de la santé. Ainsi, pendant la première année qui suit un avortement, les femmes consultent leur médecin de famille 80% plus pour raisons physiologiques, et 180% de plus pour raisons psychologiques. Enfin, une étude suédoise révèle que le taux de mortalité associé à l'avortement est de 40 décès pour 100 000 avortements, soit un taux deux fois supérieur à celui de l'accouchement, dû principalement au taux augmenté de suicide.

Cette page est dédiée exclusivement aux risques physique. Mais il existe aussi (malheureusement) des risques psychologiques importants connus sous le nom de traumatisme post-abortif.

 

Les risques physiologiques de l'avortement


Les complications


Perforation ou lacération du col de l'utérus

Implantation anormale du placenta

Autres complications mineures


Les risques sanitaires


Inflammation pelvienne

Cancer du col de l'utérus, des ovaires et du foie

Endometrite post abortum

Cancer du sein


Les complications des grossesses à venir


Accouchement prématuré ou retardé

Nouveaux-nés handicapés

Grossesses extra-utérine

La stérilité


Sources



Les complications


Perforation ou lacération du col de l'utérus (IVG non médicamenteuse seulement)


    L'introduction dans l'utérus de matériel médical, parfois en métal met en danger l'intégrité de l'utérus. La complication la plus grave, redoutée des gynécologues est la perforation de l'utérus. 2 à 3% des femmes en souffriront de perforation ou de lacération du col de l'utérus. La visualisation "coelioscopique" permet de diagnostiquer les perforations. Le risque de perforation est accru pour les femmes qui ont précédemment accouché, ou celles qui ont subies une anesthésie générale.


    La lacération du col de l'utérus, si elle est moins grave que la perforation (l'utérus n'eschlat qu'abîmé et non percé), est cependant beaucoup plus fréquent : 1% des avortements d'un embryon de moins de 3 mois réclament des points de suture.

    Tous les degrés de lacération existent, des micro-lésions à des lacération réclamant des points de suture.

    Les risques sont accrus lorsque l'embryon a plus de trois mois, pour les adolescentes, ou quand le praticien néglige d'utiliser une laminaire pour dilater le col.

    La perforation ou les lacération de l'utérus peut entraîner des complications pour les grossesse futures(1,89 fois plus de risque d'avoir un acouchement prématuré ou retardé pour les femme ayant subies une IVG), et peuvent obliger les médecins à procédé à un hystérectomie (ablation de l'utérus) et donc les complications spécifiques à cette opération (osréoporose par exemple). Elles sont aussi mises en causes dans les cas de stérilité des femmes.



Implantation anormale du placenta (IVG non médicamenteuse seulement)


    L'avortement accroît les risques (de 7 à 15 fois) d'implantation anormale du placenta. Cette anomalie met en danger la vie d'un autre enfant à venir, et celle de la mère lors de cette nouvelle grossesse. Un développement anormal du placenta dû à un utérus en mauvais état augmente ainsi les risques de malformation foetale, de mort prématurée, de saignement excessifs lors de l'accouchement.



Autres complications mineurs

    Les autres complications mineurs les plus communes sont l'infection, le saignement, la fièvre, les douleurs abdominales, les vomissement, et la perturbation du cycle menstruel.



Les risques sanitaires


Inflammation pelvienne (IVG non médicamenteuse seulement)


    L'inflammation pelvienne est une maladie qui met en danger la vie de la mère, favorise les grossesses extra-utérines et provoque une réduction de la fertilité. 23% des patientes atteintes d'une infection par chlamidia au moment de l'avortement développeront cette maladie dans un délai de 4 semaines.



Cancer du col de l'utérus, des ovaires et du foie


     Les femmes ayant subi un avortement ont 2,3 fois plus de risques d'avoir un cancer du col de l'utérus. Celles qui ont eu deux ou plus avortements ont un risque 4,92 fois plus élevé.  Des chiffres proches ont été constatés pour le foie et les ovaires. Sans doute à relier à la forte perturbation hormonale utilisée pour déclencher l'avortement.



Cancer du sein


    En France, les cas de cancer augmentent de façon exponentielle. 19% des femmes atteintes de cette maladie en décèdent. C'est pourquoi le dépistage a été renforcé. Il est en effet possible de stopper ce cancer, notamment par l'ablation du sein cancérigène si nécessaire.

    Les femmes qui ont eu un avortement ont 2,4 fois plus de chance de contracter ce cancer. Ce qui n'est pas rien, vu le nombre de ces cancers. Un cancer une fois de plus à relier avec le choc hormonal subi lors de l'avortement. Les seins maternels sont en effet sensible aux variations hormonales, qui guident la secretion du lait maternel. La fréquence de ce cancer est peut-être aussi à relier avec l'avènement de la contraception chimique qui dérègle les cycles hormonaux de la femme.

    Aux Etats-Unis, des médecins ont été condamnés pour avoir caché à leurs patientes le risque accru d'avoir un cancer du sein suite à un avortement.

    En savoir plus


Endometrite post abortum


    C'est une inflammation de la muqueuse utérine, c'est-à-dire des tissus qui forment la paroi de l'utérus. Il concerne plus particulièrement les adolescentes, qui ont 2,5 fois plus de risques que les femmes de 20-29 ans.


Les complications des grossesses à venir


Accouchement prématuré ou retardé


    Les femmes qui ont eu un, deux ou trois avortements on respectivement 1,89 ; 2,02 et 2,66 fois plus de risques d'avoir un accouchement prématuré en comparaison de celles qui ont mené à terme une grossesse.

    De même, les femmes qui ont avorté plusieurs fois ont 2,33 fois plus de risques d'avoir un accouchement tardif (plus de 42 semaines).



Nouveaux-nés handicapés


    L'avortement, associé à des dommages de l'utérus accroît le risque de prématurés, de complications durant la naissance, d'un développement anormal du placenta pour les grossesses tardives. Ces complications sont les principales causes de handicap pour les nouveaux nés.



Grossesses extra-utérine


    La grossesse, qui se déroule en dehors de l'utérus, met alors en danger la vie de la mère, et de l'enfant, et peut mettre en danger la vie de la mère.



Risque de stérilité
     La moitié environ des cas de stérilité sont consécutifs à l'avortement : infection des trompes, adhérences utérines, dilatation excessive du col de l'utérus.



Sources :
  Le traumatisme post-avortement
, par le Docteur Florence Allard et Jean-Régis Fropo.

Le livre noir de l'avortement en France, par le Collectif 30 ans ça suffit.

Ces livre se fondent sur 112 publications scientifiques provenant de 43 revues médicales de haut niveau, de 1985 à 2002 :


« Obstetrics and Gynecology » (USA) - « International Journal of Epidemiology » (USA) ; « Journal of Epidemiological Community Health » (USA) - « British Journal of Cancer » (GB)- « Journal of the National Cancer Institute » (USA) - « Journal of Reproductive Medecine » (USA)- « The Lancet » (GB) - « International Journal of Cancer » (USA)- « New England Journal of Medecine » (GB) - « American Journal of Obstetrics and Gynecology » (USA) - « Family planning Perspectives » (USA) - « American Journal of Public Health » (USA) - « American Journal of Epidemiology » (USA) - « Acta Obstetricia Gynoecological » (USA) - « Journal of Pediatrics » (USA) - « Genitourinary Médecine » (USA) - « Journal of the Royal College of General Practitioners » (GB) - « Canadian Medical Association Journal » (Canada) - « Report of the Committee on Abortion Law » (Canada) - « Acta Obstetricia et Gynecologia Scandinavia » (Finland) - « European Journal of Obstetrics and Gynecology and Reproductive Biology » (Belgique) - « British Journal of Obstetrics and Gynecology » (GB) - « British Journal of Médecine » (GB) - « Report of the Commitee on the Opération of the Abortion Law » (Canada) - « World Jour­nal of Psychosynthesis » (USA) « Washington University Publica­tions » (USA) - « Journal of Social Issues » (USA) « Danish Medical Bulletin » (DN) - « Journal of Neurobehavioral Toxicology and Terotology » (USA) - « Journal of Study on Alcohol » (USA) - « Journal of Pediatrics » (USA) - « Canadian Journal of Psychiatry » (Canada) - « Psychobiological Perspectives » (USA) -    « Social Science and Médecine » (USA) - « American Journal of Psychiatry » (USA) « Bulletin of the British Psychological Society » (GB) - « Journal of Clinical Ethics » (GB) « Statement of the Royal College of Psychiatrists » (GB) - « Epidemiological Review » (GB) « Women British Journal of Psychiatry » (GB) - « Australian and New Zealand Journal of Obstetrics and Gyneco­logy » (Australie) - « Canadian Journal of Psychiatry » (Canada) « British Journal of Psychiatry » (GB).

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