L'avortement dans le monde, pays par pays

L'avortement/IVG dans le monde :
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On estime à 50 millions chaque année le nombre d'avortements dans le monde, et à plus d'un milliard le nombre total d'avortements légaux réalisés dans le monde depuis les légalisations diverses depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. Ce sont d'abord les régimes soviétiques qui ont légalisé l'avortement, dès les années soixante, atteignant des taux d'avortement records, de l'ordre de deux avortements pour une naissance. C'est ensuite la majorité des pays dits développés qui ont décriminalisé l'avortement dans les années 70. Aujourd'hui, de nombreuses pressions sont exercées sur les pays développés récalcitrants, comme la Pologne ou l'Irlande en Europe, et sur les pays en voie de développement, tant en Afrique qu'en Amérique centrale et en Amérique du sud.

L'avortement/IVG en Europe :
En Europe (UE des 27) il se produit un avortement toutes les 27 secondes, soit presque un 1,2 millions d'avortements par an. Une grossesse sur cinq se termine par un avortement (18,5%).
6 pays totalisent 900 000 avortements à eux seuls, soit la grande majorité des avortements en Europe (77%). Ces pays sont : la France (209.700), le Royaume-Uni (194.000), la Roumanie (105.000), l'Allemagne (105.000) et l'Espagne (101.000). Les pays qui sont restrictifs en matière d'avortement sont la Pologne, l'Irlande, Malte et Chypre. Tout comme l'Espagne, même si dans la pratique, elle s'avère être bien au contraire la plus laxiste d'Europe.

Petit tour d'horizon des principales informations et statistiques sur l'avortement dans pays par pays :
Albanie
Algérie
Allemagne
Andorre
Angleterre
Autriche
Australie
Biellorussie
Belgique
Bosnie Herzégovine
Brésil
Bulgarie
Cameroun
Canada
Chine
Chypre
Chili
Colombie
Croatie
Danemark
Equateur
Espagne
Estonie
Etats-Unis
Finlande
France
Grèce
Grande-Bretagne
Hongrie
Inde
Iran
Irlande
Islande
Israel
Italie
Lettonie
Lichenstein
Lituanie
Luxembourg
Macédoine
Magagascar
Malte
Maroc
Mexique
Moldavie
Monaco
Nicaragua
Norvège
Nouvelle-zélande
Pays-bas
Pologne
Portugal
République Tchèque
Roumanie
Russie
Saint Marin
Serbie et Monténégro
Slovaquie
Slovénie
Suisse
Suède
Togo
Tunisie
Turquie
Uruguay
Ukraine
Venezuela
Vietnam
Vanuatu
Autres pays
         
  
Pays par pays :

L'avortement/IVG en Albanie :
Autorisé sur simple demande depuis 1991 avec rendez-vous obligatoire et période de réflexion d'une semaine. Dans les années 80, une grossesse sur deux se terminait par un avortement.

L'avortement/IVG en Algérie :
L’avortement en Algérie est strictement interdit. La loi dans ce sens est on ne peut plus claire. L’article 304 de code pénal stipule “quiconque par aliments, breuvage, médicaments, manœuvres, violence ou par tout autre moyen, a procuré ou tenté de procurer l’avortement d’une femme enceinte ou supposée enceinte qu’elle y ait consenti ou non est puni d’un emprisonnement de un an à cinq ans et d’une amende de 500 à 10 000 dinars. Et si la mort en résulte, la peine est la réclusion de 10 à 20 ans”.

L'avortement/IVG en Allemagne :
Autorisé sur simple demande.
En 2008, 114 500 avortements ont été pratiqués, soit 2% de moins qu’en 2007. Le nombre d’avortements pratiqués par des jeunes filles de moins de 18 ans a lui aussi diminué de 13% en 2008 par rapport à 2007.

L'avortement/IVG à Andorre :
Interdit par le droit, mais accepté en pratique pour sauver la vie de la mère.

L'avortement/IVG en Angleterre (Grande Bretagne) :
L'avortement est légal sur simple demande, sauf en Irlande du nord où la vie de la mère doit être en danger. Le nombre total d'avortement est de 198.500 en 2007. En 1969, le nombre était de 50.000. Le taux d'avortement parmi les femmes en âge de procréer passe ainsi de 18,3 pour mille à 18,6. Un taux qui monte à un niveau préoccupant pour les femmes de 19 ans : 36 pour mille. Toutes les statistiques.
Rappelons que le délai anglais, de 24 semaines, oblige les médecins à tuer ou laisser mourir des enfant avortés qui peuvent survivre sans aucune assistance jusqu'à 10 heures. On a ainsi près de 1200 avortements réalisés à plus de 22 semaines. Une réduction du délai proposée, mais refusée par le parlement anglais en 2007.
Enfin, l'avortement, sauf pour certains cas, est interdit en Irlande du Nord. L'Irlande du nord est très attachée à cette interdiction, que le parlement anglais aimerait supprimer. Une tentative anglaise de légalisation a échoué en octobre 2008.


L'avortement/IVG en Autriche :
Autorisé sur simple demande dans le premier trimestre de grossesse après consultation médicale. L'avortement, toujours coûteux n'est pas remboursé.

L'avortement/IVG en Australie :
En Australie, chaque Etat a sa propre législation, comme le montre la carte ci-contre.

██ Légal sur simple demande

██ Illégal avec pour exceptions : viols, danger pour la vie de la mère, malformation grave du foetus (physique ou risque de déficience mentale)

██ Illégal avec pour exceptions : danger pour la vie de la mère (mental ou physique)


Attention : en 2008, le parlement du Victoria (Etat en bas à droite) a légalisé l'avortement. La carte ci-dessus est donc modifiér pour cet Etat.

On estime à 90.000 le nombre d'avortements en Australie chaque année


L'avortement/IVG en Biellorussie :
Autorisé juqu'a la 12e semaines sur simple demande et jusqu'à la 28e pour raisons de santé.

L'avortement/IVG en Belgique :
Autorisé en théorie en cas "d'état de détresse", comme en France de 1975 à 2001 juqu'à la 12e semaine. En pratique, et  à l'instar aussi de la France,  l'avortement  est accessible sur simple demande.
En 2007, il y a eu 18.705 avortements en Belgique soit 838 de plus qu'en 2005 (17.867), date de référence du dernier rapport remis au Sénat. En 2006, ce nombre était de 18.201. Ces chiffres ne tiennent pas compte du nombre de femmes domiciliées à l'étranger (314 en 2007) mais intègrent le nombre de femmes belges et luxembourgeoises qui ont fait pratiquer un avortement aux Pays-Bas (851). Plus de 25% des avortements ont lieu à Bruxelles.

L'avortement/IVG en Bosnie Herzégovine :
Autorisé sur simple demande jusqu'à la 10e semaine de grossesse.

L'avortement/IVG au Brésil :
L’avortement au Brésil n’est légal que dans certains cas, notamment en cas de viol avéré ou lorsque la vie de la mère est en danger. Un vote du parlement brésilien a débouté une tentative de légalisation en 2008. Une décision en adéquation avec la position des Brésiliens. 68% pensaient en effet en mars que la loi ne devait pas être modifiée (63% en 2006) contre 14% seulement pensant que l’avortement devrait être décriminalisé (17% en 2006). Un sondage réalisé sur plus de quatre mille brésiliens, soit une marge d’erreur de 2% selon les statisticiens.
En juin 2007, le ministre de la santé avait annoncé la volonté du gouvernement de distribuer gratuitement la pilule du lendemain aux femmes pauvres.

L'avortement/IVG en Bulgarie :
Autorisé sur simple demande juqu'à 12 semaines depuis l'ère soviétique (1956).

L'avortement/IVG au Cameroun :
Au Cameroun, l'avortement est autorisé uniquement s'il permet de sauver la vie de la mère ou en cas de viol.
En 2009, le Cameroun a répondu à une enquête de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (CEDAW), organe des Nations Unies, que «l'avortement est un meurtre», et qu'il «est montré comme une liberté, sans mentionner que cette liberté exercée par la femme se fait au détriment de celle de l’enfant».

L'avortement/IVG au Canada :
Au Canada, l'avortement est disponible sur simple demande.
En 2005, le nombre d'avortements provoqués pratiqués au Canada a baissé par rapport à l'année précédente. Le nombre d'avortements provoqués au Canada est passé de 100 039 en 2004 à 96 815 en 2005, soit une baisse de 3,2 %. Par conséquent, le taux d'avortements provoqués a glissé de 14,6 avortements pour 1000 femmes de 15 à 44 ans en 2004, à 14,1 avortements en 2005.

Les avortements par province

C'est au Manitoba que le nombre d'avortements provoqués a le plus diminué de 2004 à 2005. Il a baissé de 16 % en un an. Cette province est suivie par l'Île-du-Prince-Édouard, dont le taux d'avortements provoqués a baissé de 11,9 % au cours de la même période.

Le Québec et l'Ontario sont les seules autres provinces dont la baisse est supérieure à la tendance canadienne: 4,4 % dans le premier cas et 4,7 % dans le second. Par ailleurs, le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut se font remarquer par une hausse globale de 9 % du nombre d'avortements provoqués en 2005 par rapport à 2004. 

Le Québec :
Depuis plus de vingt ans l’avortement est décriminalisé au Québec. Selon l’Institut de la statistique du Québec, il y a eu 28 255 interruptions volontaires de grossesse (ou avortements) pour l’année 2006. Une légère diminution en comparaison avec 2004, alors que le Québec avait atteint un sommet de tous les temps (29 460). La tendance est lourde depuis plusieurs années, alors que l’on comptait 7 139 avortements en 1976. Entre 1986 et 2006, il a eu tout près de 530 000 avortements au Québec, en excluant les statistiques compilées par les CLSC. Par ailleurs, uniquement pour 2005, la RAMQ a remboursé 30 700 ordonnances de « pilules du lendemain » aux femmes âgées de 15 à 44 ans. Le nombre d’ordonnances a doublé en seulement deux ans (15 100 en 2003).

Sondage au Canada (2009)

L'actualité au Canada


L'avortement/IVG en Chine :
L'avortement en Chine est non seulement légal, mais aussi encouragé, voir contraint. En effet, la politique de régulation des naissances en Chine veut imposer la "politique de l'enfant unique", c'est à dire la quasi-obligation pour les familles de n'avoir qu'un seul enfant. A l'instar de nombreux pays d'Asie comme l'Inde, le Vietnam, le Pakistan etc., la Chine est en proie à l'avortement sélectif, qui élimine les petites filles au profis des garçons, responsable d'un déséquilibre démographique sans précédent.
Selon les dernières statistiques chinoises de 2009, dont la fiabilité n'est pas de 100%, il y aurait 13 millions d'avortements par an dans le pays. 55% des chinoises en auraient déjà subie un.
Voir le dossier Avortementivg sur la Chine

L'avortement/IVG au Chili :
L'avortement est illégal au Chili en quelque situation que ce soit.
La pilule du lendemain a été interdite en 2008, car elle est abortive.

L'avortement/IVG à Chypre :
La loi de 1974, amendée en 1986, autorise l'IVG seulement en cas de viol ou sur indications médicales

L'avortement/IVG en Colombie:
L'avortement est illégal au Chili, sauf en cas de danger pour la vie de la mère.

L'avortement/IVG en Croatie :
Même si la loi concernant les interruptions volontaires de grossesse reste inchangée, les avortements ont diminué de 88,5% en Croatie, entre la chute du communisme en 1989 et 2005. La loi sur la libéralisation de l'avortement remonte à 1952 alors qu'était encore en vigueur le régime communiste. L'avortement est en substance libre au cours des dix premières semaines de grossesse et prévoit, au cours des semaines suivantes, l'approbation préalable d'une commission de médecins et d'assistants sociaux sur la base de motivations telles que problèmes pour la vie et la santé de la mère, malformations de l'enfant, conception intervenue dans le cadre d'un viol.
La baisse du taux d’avortements en Croatie est en particulier dû au travail de l'Eglise et des associations catholiques. Les autorités ont aussi encouragé un renouvellement démographique et des familles stables.

En 1989, dernière année du régime communiste en Croatie, 40.000 avortements ont été enregistrés dans le pays alors qu’en 2005, il y en a eu 4600.

La pièce croate de 25 Kuna (qui équivaut à trois euros), frappée en l’an 2000, représente un enfant dans le ventre de sa mère, avec une partie du cordon ombilical.

L'Eglise croate a d'ailleurs lancé une pétition contre l'avortement en décembre 2008

L'avortement/IVG au Danemark :
Légalisé en 1986, l’avortement est légal jusqu’à 12 semaines d'aménorrhée (abscence de règles), soit environ 10 semaines de grossesse.
Au-delà de ce délai, l’avortement est autorisé sans autorisation si la vie ou la santé physique ou mentale de la mère est menacé. Sinon, une commission composée d’un travailleurs social et de deux médecins (un gynécologue ou chirurgien et un psychiatre) peut décider. Six cas sont autorisés : le viol ou l’inceste, le danger pour la mère, risque d’affection physique ou mentale grave pour l’enfant, la mère ne peut pas s’occuper de son enfant à cause d’une incapacité physique ou mentale, ou pour raison sociale (impossibilité pour la mère de s’occuper de son foyer et de ses autres enfants par exemple).
Pour les mineurs, l’autorisation parentale est nécessaire, mais la commission peut décider de supprimer ce droit parental, et pratiquer l’IVG malgré l’opposition parentale. Les parents peuvent faire appel de cette décision.

L'avortement/IVG en Espagne :
La loi espagnole, censée être l'une des plus restrictive d'Europe dans les faits une des plus laxistes. Elle autorise l'avortement jusqu'à 12 semaines en cas de viol, 22 semaines en cas de malformation  et sans aucun délai en cas de danger grave pour la santé mentale et physique de la mère. Or la "santé mentale", concept flou, est invoquée dans l'écrasante majorité des cas, permettant à n'importe quelle femme d'avorter dans des cliniques privées, quel que soit l'avancement de la grossesse. C'est le cas de nombreuses européennes qui chaque année affluent vers l'Europe après avoir dépassé le délai légal en vigueur dans leur pays.


Selon les chiffres du ministère de la Santé, le nombre d'avortements en Espagne a été multiplié par deux entre 1998 et 2007. 53 847 avortements avaient été pratiqués en 1997, contre 112 138 neuf ans plus tard. En une seule année, entre 2006 et 2007, les chiffres révèlent une hausse de 10,4%. En 2007, 28 242 avortements ont été pratiqués sur des femmes âgées de 20 à 24 ans, 27 581 sur des 25-29 ans et 14 807 sur les 15-19 ans.

En 2008, le scandale des cliniques privées du docteur Morin a éclaté, à la suite d'un reportage danois, conduisant à des arrestations. Une loi est prévue pour 2009.

L'avortement/IVG en Estonie:
Une loi de 1998 autorise l'IVG. Le délai légal de 12 semaine peut être prolongé en cas de viol ou sur indication médicale.

L'avortement/IVG aux Etats Unis :
Le taux d'avortement aux États-Unis est à son plus bas niveau depuis 1974, date de la loi Roe vs Wade  prononcé par la cour suprême américaine (photo ci-contre). La cour fédérale a ainsi légalisé l'avortement dans toute l'Amérique : les Etats n'ont ainsi pas le droit de légiférer pour interdire l'avortement. En revanche, certaines restrictions peuvent être votée, comme la notification parentale, ou l'obligation d'un délai de réflexion ou du visionnage d'une échographie avant d'avorter.

Les avortements seraient en baisse de 33% depuis 1974, puisqu’après un pic de 29 avortements pour 1000 femmes âgées de 15 à 44 ans en 1980, le nombre d’avortements est passé à 20 pour 1000 femmes en 2004.       Toutefois, cette tendance globale masque de grandes disparités dans les taux de grossesses non désirées et l'avortement à travers des sous-groupes démographiques, selon les tendances indiquées par l’étude intitulée Trends in the Characteristics of Women Obtaining Abortions, 1974 to 2004 et réalisée par Stanley K. Henshaw et Kathryn Kost, du Guttmacher Institute, de New York.

     L’étude montre en effet qui si le taux d'avortement a diminué dans tous les groupes ethniques, de grandes disparités persistent. Les femmes hispaniques et les femmes noires ont trois à cinq fois plus d’avortements que les femmes blanches. Entre 1994 et 2004, le taux d'avortement pour les femmes hispaniques a chuté de 20%, passant de 35 à 28 pour 1000 femmes âgées de 15 à 44 ans. Durant la même période, la baisse a été de 30% chez les femmes blanches (de 15 à 11 pour 1000), alors que la diminution chez les femmes noires n’a été que 15% (de 59 à 50 pour 1000).

Plus de statistiques

L'actualité pour les Etats Unis

L'avortement/IVG en France :
Légal sur simple demande, l'avortement a été légalisé en 1975 sous l'instigation d'un gouvernement de droite (Giscard d'Estaing était alors président de la république et Jacques Chirac premier ministre), malgré une opposition majoritaire à droite. La loi proposée par Simone Veil a pu passer avec l'appui massif de la gauche au parlement.

Voir toute l' historique de l'avortement en France.

On compte aujourd'hui officiellement 209.700 avortement en France.

Toutes les statistiques françaises

L'actualité française

L'avortement/IVG en Grèce:
Une loi de 2000 autorise l'IVG. Le délai légal de 12 semaine peut être prolongé en cas de viol ou sur indication médicale.

L'avortement/IVG en Hongrie:
Une loi de 1986 autorise l'IVG. Le délai légal de 12 semaine peut être prolongé en cas de viol ou sur indication médicale.

L'avortement/IVG en Inde :
En Inde, l'avortement est autorisé pour "raisons sociales", mais autant dire qu'il est légal dans tous les cas. De graves dérives ont emené l'Inde dans une spirale d'avortement sélectif, c'est-à-dire de sélection du sexe des enfants à naître. Les petites filles sont éliminées au profis des garçons, pour des raisons de machisme culturel.
Dossier Avortementivg.com sur l'avortement sélectif en Inde : tous les articles et les vidéos.

L'avortement/IVG en Iran :
Si l'avortement est interdit en Iran, il a néanmoins été dépénalisé en cas de malformation du foetus.

L'avortement/IVG en Irlande :
En 1983, les Irlandais ont adopté un article constitutionnel qui protège la vie de l'embryon tout autant que celle de la femme. L'IVG est donc illégale sauf si la mère est en danger de mort. Les irlandais sont d'ailleurs très attachés à cette législation. Le traité de Lisbonne (traité européen) a ainsi été rejeté notamment à cause des menaces qu'il faisait peser sur cette législation, permettant aux institutions européennes, très pro-avortement, d'imposer à l'Irlande la légalisation de l'avortement. L'Irlande a négocié une mention spéciale garantissant, dans le cadre d'un protocole annexé au traité de Maastricht (1992), qu'aucune disposition des traités n'affecterait l'application de l'article de la constitution sur le droit à la vie des êtres à naître.
L'Irlande du nord, anglaise, mais disposant d'une position spéciale en Grande Bretagne a aussi une législation interdisant l'avortement.

L'avortement/IVG en Lettonie :
Une loi de 2002 autorise l'IVG. Le délai légal de 12 semaine peut être prolongé en cas de viol ou sur indication médicale.

L'avortement/IVG au Maroc :
Au Maroc, l'avortement est interdit. Les seules exceptions tolérées par la loi sont l’avortement spontané ou l’IVG nécessitée par la sauvegarde de la vie de la mère.
L’article 449 du Code pénal punit de 1 à 5 ans de prison et d’une amende de 200 à 500 DH toute personne ayant provoqué, ou tenté de provoquer, un avortement avec ou sans l’accord de l’intéressée. La peine est portée à 20 ans de réclusion en cas de décès et est doublée si l’avorteur est récidiviste. L’article 454 punit de 6 mois à 2 ans toute femme s’étant livrée à l’avortement sur elle-même. Enfin, l’article 455 punit de 2 mois à 2 ans les complices d’un avortement, notamment les intermédiaires ou les vendeurs de produits abortifs.

L'avortement/IVG à Malte :
L'IVG est illégale à Malte, sauf en cas de viol ou d'anomalie du foetus.
Les maltais sont très attachés à cette position, comme le montre ce sondage. Un protocole annexé au traité d'adhésion de Malte à l'Union Européenne garantit aux Maltais que la législation européenne, actuelle et future, ne pourra modifier leur loi nationale sur l'IVG - illégale - ni en affecter l'application chez eux.

L'avortement/IVG au Mexique :
L'avortement au Mexique dépend des législations des différents Etats (cf. carte ci-contre).
L’Etat de Basse Caroline au Mexique est devenu le 3ème Etat du pays en novembre 2008, après le Sonora, c'est le Chihuahua, qui a réformé sa Constitution pour interdire l’avortement et protéger la vie "de la conception à la mort naturelle". Le verrou constitutionnel est en effet plus difficile à faire sauter et bénéficie de surcroît d'une portée symbolique forte. L'Etat de Colima a rejeté pour sa part une tentative de légalisation en 2009.

En revanche, en avril 2007, la ville de Mexico a légalisé l'avortement jusqu'à 12 semaines de grossesse. En moins de deux ans, le nombre d'avortements réalisés a été estimé à plus de 20.000 par les autorités de la ville. L'entretien est obligatoire avant l'IVG. Les femmes sont alors informées des autres options possibles, à savoir de garder leur enfant ou de le donner à la naissance afin qu'il soit adopté. Après cet entretien, environ la moitié d'entre elles ont renoncé à avorter.

Une bataille juridique s'en est ensuivie à la cour de justice suprême mexicaine afin d'empêcher la volonté affichée par les lobbies pro-avortement de propager ce type d'initiative, et pour éviter un afflux vers les cliniques de la ville de Mexico en vue d'obtenir un avortement. Mais la cour suprême a maintenu la loi.
La population mexicaine est en grande majorité opposée à la légalisation de l'avortement dans le pays.

L'avortement/IVG en Moldavie :
Légalisé sur simple demande dès 1956 sous l'époque soviétique, ce pays a eu des records de taux d'avortement. Des avortements utilisés comme simples moyens de contraception.

L'avortement/IVG à Monaco :
Suite à une loi d'avril 2009, l'avortement dit "thérapeutique" est autorisé dans trois cas : s'il y a risque pour la vie ou la santé physique de la mère, en cas de grande probabilité de troubles graves et irréversibles du foetus ou d'une affection incurable menaçant sa vie ou encore en cas de viol.

L'avortement/IVG au Nicaragua :
En 2006, le Nicaragua a interdit l’avortement quelle qu’en soit la raison.

L'avortement/IVG en Norvège :
Autorisé sur simple demande.

L'avortement/IVG en Nouvelle-zélande :
Dans les faits, l'avortement sur simple demande est accessible en Nouvelle-zélande. La loi sur la contraception, la stérilisation et l'avortement de 1977 autorise les femmes à avorter dans un grand nombre de cas différents, notamment le danger pour la santé mentale de la mère. Il suffit donc d'un problème de santé mentale fictif pour pouvoir avorter.
Deux certificats de docteurs sont requis pour pouvoir avorter.
18 380 avortements ont été recensés dans le pays en 2007, soit une augmentation de 2,6% par rapport à 2006. D'où un taux d'avortement de 20,1.

L'avortement/IVG aux Pays-Bas :
Autorisé depuis 1981, remboursé depuis 1984, et jusqu'à 22 semaines. Les cliniques des Pays-Bas sont cependant aussi un véritable business, accueillant des femmes européenne (française par exemple) ayant dépassé le délai légal dans leur pays. L'enfant commençant à avoir des chances de survies à partir de 18 semaines, de vraies problèmes étiques se posent sur un tel délai, à l'instar de la Grande-Bretagne ou des Etats-Unis, où des scandales ont éclatés sur des enfants avortés vivants.

L'avortement/IVG au Pakistan :
L'avortement est autorisé au Pakistan. Mais à l'instar de la Chine ou de l'Inde, l'avortement sélectif qui élimine les petites filles fait des ravages, responsable de graves déséquilibres démographiques.

L'avortement/IVG en Pologne :
L'avortement est légal pour sauver la vie de la mère, pour la préserver physiquement ou mentalement, ou en cas de viol, d'inceste ou de déformation sévère du foetus.
Contrairement à de nombreux pays ayant des législations proches, la loi est respectée, et l'on peut dire que la Pologne n'a pas légalisé l'avortement sur simple demande, notamment grâce à la pression sociale et au refus des hôpitaux et des médecins de procéder à des avortements. La Pologne a ainsi renversé la législation communiste, favorable à l'avortement, et qui avait sévèrement touché le pays, avec un taux d'avortement très fort.
Les polonais sont désormais très attachés à l'interdiction de l'avortement.

L'avortement/IVG au Portugal :
L'avortement a été dépénalisé en mars 2007. La légalisation de l'avortement avait pourtant été refusée une première fois par référendum, en 1998.
Nombre total des avortements légaux est de 6.287, dont l'immense majorité (6.170) à la suite d'une décision personnelle de la femme. Seuls les 107 avortements restants (2,86 %) eurent pour cause une maladie grave ou une malformation congénitale du bébé, ou bien un danger de mort ou une lésion grave pour la mère ; seuls 12 avortements eurent lieu pour mettre fin à une grossesse consécutive à un viol.
Les statistiques 2007

L'avortement/IVG en République Tchèque :
Autorisé sur simple demande. Le nombre d'avortement en république tchèque s'est effondré de près de deux tiers dans les années 1990. Les informations officielles comptaient 32 500 avortements en 2000 contre 107000 en 1990.

L'avortement/IVG en Roumanie :
Autorisé sur simple demande.

L'avortement/IVG en Russie :
Autorisé sur simple demande. La Russie est l’un des pays qui a le premier mis en place le droit à l’avortement. Avant 1917, l’avortement était passible de prison, après la révolution, il a été légalisé. Toutefois, sous le règne de Staline, le 27 juin 1936, l’avortement est interdit. Cet interdit a été levé par Nikita Khrouchtchev en 1955 qui avait alors justifié cette décision en s’appuyant sur l’augmentation dramatique des avortements illégaux.
La Russie, championne de l'avortement tente de baisser le nombre de ces avortements, alors que sa population viellit considérablement et menace à long terme l'équilibre du pays (économique, démographique, sociologique etc.). La Douma s'est ainsi prononcée en faveur d'une réduction de la date limite de l'avortement, qui de 22 semaines après la conception de l'enfant avait été réévalué à 12 semaines après la conception en 2003, une modification de la loi en vigueur qui avait été suivi par l'interdiction de la publicité en faveur de l'avortement. Il y a en effet plus d’avortements que de naissances en Russie (105 avortements pour 100 naissance).  Un chiffre effrayant mais pourtant en net déclin depuis les années 90. L’avortement est en effet considéré en Russie comme une simple méthode de contraception.

L'avortement/IVG à Saint Marin :
Autorisé uniquement pour préserver la vie de la mère.

L'avortement/IVG en Serbie et Monténégro :
L'avortement est légal sur simple demande. La loi date de 1977.

L'avortement/IVG en Slovaquie :
L'avortement est légal en Slovaquie jusqu'à 12 semaines de grossesse (14 semaines d'aménorrhée i.e. d'absence de règles). L'avortement a spectaculairement baissé dans ce pays : en 1989, 50 000 avortements se perpétraient chaque année en Slovaquie. En 2001, le nombre est tombé à 16 000. Le parti chrétien démocrate avait demandé à la Cour constitutionnelle d'abolir la loi actuellement en vigueur permettant l'avortement. Une loi qu'elle a pourtant confirmée en décembre 2007, tout en réduisant le délai pour l'autorisation d'avortement de 24 à 12 semaines en cas de maladie génétique.

L'avortement/IVG en Slovénie :
Autorisé sur simple demande.

L'avortement/IVG en Suède :
Légal sur simple demande. L'avortement a été peu à peu légalisé jusqu'à 18 semaines de grossesse, par des lois datant de 1938, 1946, 1963 et enfin 1974.
En Suède, le nombre d'avortements a augmenté de 17% entre 2000 et 2007, et ce malgré l'augmentation des ventes de la pilule du lendemain pendant la même période, ventes qui ont triplé dans la capitale et doublé au niveau national. 37.205 avortements ont été enregistrés en 2007 contre 30.980 en 2000

L'avortement/IVG en Suisse :
L'avortement y est légal sur simple demande. Il a été légalisé en 2002 par référendum (le 2 juin). La loi a été mise en application en octobre 2002.
En 2007, 10.525 interruptions de grossesse ont été déclarées en Suisse. Le nombre et le taux d'interruption de grossesse restent stables par rapport à 2006. Chez les femmes résidant en Suisse, le taux d'avortement est de 6,5 pour 1.000 femmes en âge de procréer. Un taux qui continue à être bas par rapport aux autres pays européens.
Les statistiques 2007

L'avortement/IVG au Togo :
L'IVG est légale en cas de danger pour la femme, et, depuis 2009, en cas de viol ou d'inceste.

L'avortement/IVG en Turquie :
L'avortement y est légal sur simple demande, jusqu'à la 10e semaine de grossesse. Le consentement du partenaire est cependant obligatoire.

L'avortement/IVG en Tunisie :
L'IVG est autorisée en Tunisie depuis 1973 (loi n°73-2 du 26 septembre 1973).
La Tunisie est d'ailleurs un des rare pays qui n'impose aucune condition légale à l'avortement durant la période légale (hormis le délai et l'encadrement médical), ce qui fait de ce pays une des exceptions du continent africain. Après la douzième semaine de grossesse, certaines conditions doivent être respectées pour avoir recours à l'avortement.

L'avortement/IVG en Urugay :
Le président uruguayen Tabaré Vàzquez, obstétricien de métier, a posé son veto en 2008 à un projet de loi permettant l’avortement quelles qu’en soient les raisons. L’avortement est déjà légal dans ce pays en cas de danger pour la mère, de viol ou de pauvreté extrême. Ce veto a été posé malgré le fait que son propre parti en soit à l’origine. Il avait déclaré que « le bien-être de la mère ne peut être protégé sans la protection de celui de l’enfant, et vice-versa ». Le sénat, pourtant récemment divisé (15-15) sur le projet de loi l’avait finalement approuvé à 18 voix contre 13.

L'avortement/IVG en Ukraine :
Légal sur simple demande

L'avortement/IVG au Vanuatu :
La République de Vanuatu est un État de Mélanésie situé dans le sud-ouest de l'océan Pacifique, en mer de Corail. L'archipel, composé de 83 îles pour la plupart d'origine volcanique, est situé à 1 750 km à l'est de l'Australie.
Au Vanuatu, la loi, la coutume et la religion interdisent l’avortement. Interrompre une grossesse consiste au Vanuatu à mettre fin à une vie humaine. L'avortement est interdit, même en cas de danger pour la vie de la mère.


L'avortement/IVG au Venezuela :
L'avortement est illégal au Venezuela, sauf en cas de danger pour la vie de la mère.

L'avortement/IVG au Vietnam :
L'avortement au Vietnam est non seulement légal, mais aussi encouragé, voir contraint. En effet, la politique de régulation des naissances comme en Chine, veut imposer la "politique de l'enfant unique", c'est à dire la quasi-obligation pour les familles de n'avoir qu'un seul enfant. A l'instar de nombreux pays d'Asie comme la Chine, l'Inde, le Pakistan etc., la Chine est en proie à l'avortement sélectif, qui élimine les petites filles au profis des garçons, responsable d'un déséquilibre démographique sans précédent dans toute l'Asie.
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L'interdiction d'enfanter reste une priorité au Vietnam

Les autres pays :
En attendant que tous les pays soient répertoriés, nous pouvons rappeler, qu'en règle générale, les pays d'Afrique et d'Amérique latine interdisent l'avortement (sauf exceptions comme Cuba) cf la carte avant le sommaire.
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