Le droit de la femme à disposer de son corps

"Le droit de la femme à disposer de son corps". Cette expression est couramment utilisée afin de justifier l'avortement. L’emploi du mot « droit » qui a bon dos ici n’est en fait qu’un leurre.

Car enfin, une telle expression peut légitimer notamment le suicide, l’euthanasie, ou même l’avortement quelque soit l’avancement de la grossesse, même la veille de l'accouchement.

Or l’on sait qu’un embryon est « viable », c’est à dire a la capacité de vivre, après le 6e mois, voire le 5e mois. La femme aurait-elle le "droit" d'avorter alors que son bébé peut très bien vivre? Si oui, en l'expulsant ainsi, elle lui impose les séquelles physiologiques des prématurés.

Sinon, la femme pourrait "disposer de son corps" seulement pendant un certain temps ? Une restriction arbitraire sur un "droit" pour le moins étrange.

Mais l'argument le plus fort est scientifique. La science a démontré que le foetus était bien différencié du corps de la mère : non seulement il possède une ADN unique au monde, mais encore il résiste aux attaques immunitaires de sa mère. En effet le système immunitaire humain détecte tout tissu étranger dans le corps et il organise immédiatement une défense contre lui (principalement par ce que l'on appelle le lymphocyte T "Killer" (tueur)). C'est ce système de défense immunitaire qui est à l'origine des rejets de greffes. Or, découverte en 1998, l'indoléamine 2.3­dioxygénase est une enzyme qui a la particularité de pouvoir lutter le système immunitaire. L'embryon, dès le sixième jour, secrète cette enzyme spéciale,  qui inhibe l'attaque de ces lymphocytes T "Killer". Si cette défense de l'embryon est défaillante, une fausse couche survient alors.

Indépendamment de l'argument génétique d'une ADN unique au monde, on dispose donc d'un argument physiologique déterminant qui prouve l'individualité de l'embryon dès les premiers jours. Le bébé ne fait pas partie du corps de la mère. Il se développe en symbiose avec lui.

Voir l'argument "J'avorte pour le bien de l'enfant : c'est mieux d'être un enfant désiré."

Voir l'argument "Un amas de cellules ?"


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